Coup d’envoi de la quinzaine du commerce équitable !

Bonjour !
J’espère que tu vas bien et que tu as passé une bonne bonne semaine. Demain commence la quinzaine du commerce équitable. A cette occasion, je souhaite te parler un peu de ce qu’est le commerce équitable, et comment nous pouvons, chacun à notre niveau, contribuer à la sauvegarde de la planète, de la biodiversité, et ajouter un peu d’humanité dans les échanges commerciaux internationaux.

Qu’est-ce que le commerce équitable, au juste ?

Le commerce équitable a pour but de garantir aux producteurs, partout sur la planète des prix stables et surtout, justes. L’idée sous-jacente est qu’un agriculteur asiatique ou africain doit pouvoir vivre aussi bien de son travail qu’un agriculteur européen. Pas question, donc, d’employer des enfants sous-payés ou d’imposer des prix honteusement bas sous prétexte que l’on s’adresse à des personnes vivant dans des pays pauvres. Mais le commerce équitable, c’est bien plus large que cela.

Des prix justes pour une vie décente

Le commerce équitable repose donc sur une politique de prix juste pour le producteur. Il est important de noter ici que cela s’applique aux agriculteurs, mais pas uniquement. On peut ainsi trouver des vêtements ou de l’ameublement issus du commerce équitable.
Bien entendu, comme dans toute relation commerciale, cela n’est possible à travers des engagements forts de la part des acheteurs comme des producteurs. Ainsi, les acheteurs s’engagent à payer un prix qui couvre tous les coûts de production, tout en assurant un niveau de vie décent pour les producteurs. D’autre part, les acheteurs doivent également garantir des conditions et des délais de paiements favorables aux producteurs, comme par exemple le pré-financement. Cela peut paraître bête, mais il faut savoir que beaucoup de producteurs sont payés avec un délai pouvant aller jusqu’à plusieurs mois. Imaginez que vous alliez chercher votre pain, et ne payiez qu’un mois plus tard. La boulanger devrait ainsi vous avancer l’argent de la baguette. Le le commerce traditionnel fonctionne un peu comme ça. Sauf que, tu dois t’en douter, ce sont les acheteurs les plus riches qui paient le plus mal. On demande donc à des producteurs déjà pauvres d’avancer de l’argent à de grandes firmes internationales ! Un non-sens !
Bref, avec le commerce équitable, les producteurs sont payés dans les délais les plus brefs, voir parfois même payés d’avance.
De leur côté, les producteurs doivent s’engager à assurer des conditions de travail décentes, lutter contre les discriminations de toutes sortes (religieuses, raciales, sexistes, etc…) et ne pas faire travailler des enfants.

Des engagements en faveur de l’environnement

D’autre part, le commerce équitable contraint également les deux parties (acheteurs et producteurs) au respect de l’environnement. En particulier, les les OGM sont totalement bannis des produits issus du commerce équitable. De plus, une part importante des productions du commerce équitable sont également issues de l’agriculture biologique. Enfin, les acheteurs, comme les associations de producteurs, sont engagés dans des projets visant à protéger la biodiversité et lutter contre le réchauffement climatique. Les liens entre commerce équitable et climat sont le thème de la quinzaine du commerce équitable de cette année.
Pour avoir une idée plus précise de comment cela fonctionne, je t’invite à regarder cette infographie.

Comment reconnaître les produits issus du commerce équitable ?

Il existe un certain nombre de labels qui identifient les produits du commerce équitable. Chacun a ses propres critères et spécificité, et il peut parfois être difficile de s’y retrouver. Voici donc ceux que tu croiseras le plus souvent dans les grandes surfaces comme dans les commerces de proximité :

Max Havelaar

Label commerce équitable : Max havelaar

Avant d’être un label, Max Havelaar est une ONG. Son label est assez répandu, et nous l’avons tous vu au moins une fois sur des produits comme le cacao ou le café. Ce label ne s’applique que aux produits provenant de l’hémisphère sud. C’est pourquoi nous le trouvons sur des fruits exotiques ou des produits transformés que nous ne pouvons pas produire en Europe.

SPP : Symbole des Petits Producteurs

Label commerce équitable : SPP


Moins courant que le label Max Havelaar, le label SPP est apposé sur des produits répondants aux critères du commerce équitable provenant de petites exploitations. Concrètement, cela signifie que les producteurs détiennent des exploitation de 30 ha au maximum, et 85% d’entre eux n’ont que 15 ha ou moins.

Fair for Life

Label commerce équitable : fair for life

Ce label fait cohabiter à la fois une démarche de commerce équitable et de développement durable. Contrairement aux deux labels précédents, il peut certifier des produits issus de n’importe quelle région du monde.

WFTO : World Fair Trade Organization

Label commerce équitable : WFTO


Ce label est aussi relativement répandu dans les commerces français. De même que pour Fair for Life, il peut s’appliquer aussi bien à des produits issus de régions en voie de développement que de pays industrialisés.

Agriéthique : le label de commerce équitable origine France

Label commerce équitable : agriéthique

Parce que le commerce équitable ne concerne pas uniquement les pays en voie de développement, un label français a été créé afin d’identifier le commerce équitable français. Car si consommer local est une bonne démarche, c’est encore mieux quand les producteurs ne sont pas obligés de brader leurs produits pour survivre péniblement !

Alors, on s’y met quand ?

Soyons honnêtes : forcément, si on paie mieux les producteurs, cela signifie que le produit final est plus cher pour les consommateurs que nous sommes. Acheter équitable a un coût, comme acheter bio d’ailleurs. Mais tout est une question de priorités. Si tu élimines les sodas et autres produits ultra-transformés, tu peux faire des économies substantielles. Tu peux alors décider de mettre une partie de cet argent dans des produits issus du commerce équitable. Et en plus, une tablette de chocolat Max Havelaar, c’est souvent bien meilleur (en terme de goût) que les chocolats hyper sucrés de certaines grandes marques 😉

Alors, prêt(e) à essayer ?

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mai 10, 2019

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