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Alimentation et santé : lumière sur le bio

Santé et alimentation : lumière sur le bio

Savais-tu que le bio représente 40% des surfaces agricoles françaises pour les légumes secs, et plus de 20% pour la production de fruits ? En fait, depuis plusieurs années maintenant, l’agriculture biologique connaît un essor considérable dans notre pays. Et ce n’est pas sans raison : les Français demandent du bio, et l’offre doit suivre la demande… Mais au fond, que signifie « Agriculture biologique » ?

Une définition du bio

L’agriculture biologique est une forme d’agriculture qui favorise la biodiversité, tient compte du bien-être animal et se passe de produits chimiques de synthèse. Voilà la définition que l’on peut lire un peu partout sur internet. Mais concrètement, qu’est-ce que cela signifie ? Pour obtenir le label agriculture biologique, un exploitant doit remplir un cahier des charges strict. Celui-ci diffère en fonction du produit concerné (on n’a pas les mêmes exigences pour du lait ou pour des légumes). En Europe, depuis le 1er juillet 2010, les produits issus de l’agriculture biologique sont tous marqués du symbole « eurofeuille« .

Eurofeuille : le logo européen de l'agriculture biologique

crédit : Union Européenne

Le cahier des charges européen pour l’agriculture biologique

Tous les produits qui portent le logo Eurofeuille ont donc été contrôlés et respectent le cahier des charges européen concernant l’agriculture biologique. Celui-ci garantit en particulier qu’aucun produit chimique de synthèse n’a été utilisé (engrais, pesticides, etc…), bien que certains produits d’origine naturelle soient tolérés. D’autre part, les OGM sont totalement proscrits en agriculture biologique. Concrètement, cela se traduit par un pourcentage d’OGM inférieur à 0,9% (car on considère qu’il peut y avoir contamination par les exploitations voisines par exemple). Ce chiffre de 0,9% est d’ailleurs très controversé, car plus élevé que celui qui était appliqué pour l’obtention du label français AB jusqu’en 2009.

Logo Français Agriculture Biologique

Crédit : Ministère de l’agriculture

La bonne nouvelle, c’est que les exigences de l’Union Européenne en matière d’agriculture biologique seront revues à la hausse pour 2021. Ce nouveau texte, voté en 2018, prévoit notamment d’interdire l’étiquetage de produits comme du bio si l’on soupçonne qu’il a pu être contaminé par les pesticides des parcelles voisines.Des bananes bio
Pour en savoir plus sur les normes actuellement en vigueur en Europe, voici le texte officiel.

Et le bio venu d’ailleurs ?

Parlons un peu de ce sujet assez sensible : le bio hors UE. En effet, le texte que j’ai cité précédemment prévoit des équivalences pour les produits bio. Autrement dit, un produit certifié bio par un pays partenaire sera étiqueté bio, sans d’autre forme de contrôle. Or, il existe de nombreux pays dans lesquels les normes pour le bio sont bien plus laxistes que dans l’Union Européenne. C’est le cas notamment pour un certain nombre de pays d’Amérique du Sud ou d’Afrique. Pour éviter que des produits ne répondant pas aux normes européennes arborent la mention « agriculture biologique« , le texte qui entrera en vigueur en 2021 prévoit notamment des contrôles, d’une part dans le pays de départ, et d’autre part dans le pays de destination. De quoi nous rassurer (un peu) sur la qualité des produits achetés…

Du bio venu de l’autre bout du monde ?

Bon, ne soyons pas dupe : déjà, l’association « 60 millions de consommateurs » met en garde sur la réalité de ce que contiennent vraiment les produits bios (voir cet article par exemple). Mais surtout, arrêtons-nous quelques minutes et réfléchissons. Parce qu’au fond, quel est le sens d’aller acheter des tomates bio venues d’Argentine par avion ? Est-ce que le mode de production « bio » compense réellement le carburant utilisé pour les amener jusque dans notre assiette ? Si, pour certains produits, le transport est inévitable (bananes, avocats, ananas et autres fruits exotiques), pour d’autres, il nous suffirait juste d’être un peu patients, et d’attendre la bonne saison.Tomates bio d'Argentine, ou tomates traditionnelles du voisin ?
Alors, une jolie feuille verte sur un emballage vaut-elle vraiment le prix qu’on nous demande de payer ? Ou n’aurions-nous pas meilleur compte d’aller acheter au plus près de chez nous, chez des producteurs qui, parfois, respectent tout aussi bien l’environnement que les grandes exploitations biologiques ?

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